« J’approche de la trentaine et cela fait déjà onze ans que j’ai intégré la Fondation Francis Bouygues. À l’époque, je voyais le soutien financier comme l’apport principal. C’était concret et cela répondait à un besoin réel. Avec le recul, je dirais que le véritable trésor de la Fondation est dans l’accompagnement humain.
Les conseils que l’on reçoit et la confiance que l’on acquiert peuvent changer une trajectoire. Ce sont des ressources auxquelles tout le monde n’a pas accès. J’ai grandi dans une famille aimante à Perpignan, à la frontière espagnole, loin du monde des grandes entreprises et des fonctions de direction. Je n’avais pas autour de moi de personnes capables de m’en expliquer les codes. Mon parrain a alors joué un rôle déterminant. Il m’a encouragé à viser plus haut, à ne pas me censurer et à croire en mes capacités. À 18 ans, chaque choix paraît décisif. Dans ces moments de doute, j’ai toujours pu compter sur une équipe à l’écoute, capable de rassurer et de remettre les choses en perspective.
Je suis convaincu que l’égalité des chances ne repose pas uniquement sur les moyens financiers. Elle passe aussi par la transmission. Certains jeunes grandissent avec des repères, des conseils et un réseau. D’autres non. Le parrainage permet justement de combler une partie de cet écart.
À celles et ceux qui hésitent à candidater, j’aurais envie de dire une chose : osez ! La Fondation soutient les étudiants déterminés à construire leur réussite. C’est ce qui me donne l’envie de devenir parrain. Selon moi, la force de la Fondation réside dans le cercle vertueux qu’elle crée entre les générations. On reçoit beaucoup lorsque l’on est boursier, puis vient un moment où l’on peut aider à son tour. C’est à cet instant que l’on mesure pleinement la valeur de cette expérience. »